Horizon fragile émoussé par les embruns
Vagues de pluies indolentes
Orages amers qui s’apaisent
Incertitudes en déroute
Oubli non révélateur
Images sans contours
Couleurs fanées, voiles immobiles
Jours meurtris, pétales arrachés
Triste chevauchée où l’océan se défile .
Lueurs de désespoir dans un désert de cristal,
Une page est tournée .
Soleil délavés de larmes
Roulant en tristes cascades
Dans des vallées de noirceur,
Autre préambule .
Regards intermittents
Sur des menaces imperceptibles,
Vérité entrebaîllée .
Cadre désabusé d’un miroir trahissant,
Flash-back en trompe-l’œil .
Cercle indéfini, inutile invaincu
Saison inachevée érigée en symphonie sans but .
Mélodies chuchotées entre deux silences
Froidure désamorcée, rayons esquissés
Ebauches de regards qui bientôt se désassemblent
Fleurs fragiles qui s’effeuillent en tremblant
Errant au gré d’un vent insoupçonné
Au vague parfum d’océan maîtrisé .
Confusion d’un échange en demi-ton .
Des torrents d’incertitude qui filent
A perdre l’âme
Souffrance désaccordée surgissant
Des voûtes obscures
Volutes mystiques échappées
D’un abîme inconsistant .
Temps bafoué, passé renié, paix tactique
Spirales de souvenirs lovées dans l’intouchable .
Aucun songe ne renaît,
Seule l’amertume coule encore .
Un présent en haillons glisse un regard furtif
Entre deux horizons manqués .
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