A soleil vaillant, espoir intrépide
A soleil défaillant, sillage déclinant .
L’imperceptible est si fragile
Qu’il s ‘enfuit même avec la peur .
Les couleurs frêles défaillent si vite
Que les laisser partir revient à renoncer .
Larmes vides, perles d’ennui
Péril innocent d’un orage sans pluie
Triste ciel et tristes rives
Douleur effarouchée ou douleur apprivoisée
Les jours s’accordent et se désaccordent
Au gré de marées inconnues .
Un voyage inutile au but incertain
Triste romance égarée
Espoir d’incertitude
Ou certitude de désespoir
Ballade désenchantée à l’âme meurtrie
Déchirures intactes d’un oubli volontaire .
Le soleil décline et l’on meurt avec le jour
Douleur démesurée, vide inexpliqué .
Comment desserrer l’étau mystérieux
Qui détruit un rêve déjà étiolé
Le jardin à l’abandon n’est plus
Que l’ombre d’un sourire .
Quand le ciel pleure en écho
Triste litanie d’un bonheur sans mélodie
Qui cherche en vain des couleurs oubliées .
Aperçu désinvolte d’une absence de paysages,
Simple arrêt momentané .
La marche nonchalante reprend
Sans regrets apparents .
Le voyage n’est plus qu’un ailleurs impossible .
Plaines et déserts se succèdent invariablement
Le regard en survol anticipe
Une errance usurpée
Sur des rivages sans témoins .