Nostalgie
Des murs de lumière
Des horizons fragiles
Et des volutes azurées
Il ne reste rien
Que des espoirs aperçus
Des possibles entrevus
Des espaces de vie restreints
Et des plaisirs désenchantés .
Pas de couleurs nouvelles
Rien que des mécanismes désamorcés
Des jours ternis
Des lunes sans éclat
Des voyages sans magie
Des découvertes inaccessibles
Et des paroles sans musique .
Images aux couleurs du temps
Paysages couleur de pluie
Soleils chassés par l’inutile
Qui s’imprègne en transparence
Lumières fragiles qui passent
Sans jamais se poser .
Mélancolies factices où l’horizon se dédouble
Et où le plus faux l’emporte .
Perles de pluies jetées négligemment
Pour relancer l’amertume qui s’endort .
Nuages fascinants
Rayons d’acier éblouissants
Masques non-identifiés
Départ inutile vers l’irrattrapable .
Au fil des jours s’accrochent les regrets
Comme des larmes figées
Faute de sentiment réalisés .
Images non-reconnues qui meurent avant le jour
Brume légère qui se fait envahissante
Alors qu’un vent docile attend pour se lever
Un regard volontaire, comme un signe implicite .
Rêves enfuis tombés en désuétude
Paysages qui s’échappent de leur cadre
Et tanguent à l’infini
Phrases magiques qui tombent foudroyées
Attente diffuse où la fièvre monte
Notes aventureuses de bonheur imparfait
Sur l’horizon pâli la lumière a capitulé .
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