Couleurs
Océans inutiles de rêves indélébiles
Vagues déferlantes d’irréalité
Dorure affadie d’un cadre sans toile
Lueur vacillante d’un désenchantement
Dans la douceur candide d’un petit matin
Dédicace inavouée à la désespérance .
Passions immobiles échappant aux chimères
Myriades de rêves étoilés
Aux antipodes des tristes rives
La fadeur est vaincue
Et le rythme triomphe .
Des soleils torrentiels
Et des pluies d’azur
Se mêlent infiniment
Jouant le mystère intempestif
D’un enfant à la dérive .
Univers brisé, rêves inutiles
Souvenirs cristallisés,
Lassitude intemporelle .
Balancier fragile, rançon de l’éphémère
Le voile s’effiloche et les nuages s’étiolent
Illusion attristée dans un présent diaphane .
Mélodie naissante,
Perles fragiles qui s’échappent déjà
Mots incandescents comme autant de lumières
Fleurs qui s’ouvrent à la vie
En perdant leur parfum
Instants semés par un vent hésitant
Frêles repères accordés par le temps
Entre soleil pâle et tempête bleutée
Les jours se balancent,
D’un horizon à l’autre,
Poussés par des passions fugitives .
Regard incessant sur des reflets d’argent
Sans cesse renouvelés
Image frémissante d’un heureux paysage
Où rien ne se brise
Miroir étrange qui se dessine
Dans les transparences océanes
Tourbillon murmurant qui ne jette aucun trouble
Course fantastique de vagues sans larmes
Charme puissant d’un horizon sans faille
Magie inaltérable d’un ailleurs maritime .