Entre-deux
Passions inanimées,
Cap sur la détresse .
Amplitude infinie
D’une vague mélancolie .
La frégate de l’insouciance
Qui dansait avec le vent de l’illusion
Abandonne ses voiles couleur de lune
Pour se livrer au désespoir tranquille
Bercée par des flots de tristesse .
Emeraudes scintillantes
Nichées au cœur de l’azur
Impressions éphémères de rêves étoilés
Bonheurs aventurés sous d’autres latitudes .
Des jours en fuite
Et des heures qui s’effeuillent
Frêles parenthèses,
Portes entrebâillées sur la Vérité .
Plénitude fugitive,
Instantané fragile
Métamorphose nécessaire
D’un présent sans soleil .
L’orage a fait volte-face
Et la lumière monte en zigzag
Vers un zénith inégalé .
Un zeste de rêve palpitant
Et un zéphyr soprano se lève
Offrant une variante inespérée
Sur un air de nostalgie .
Rapsodies en demi-teintes
Arcs-en-ciel ébauchés
Horizons inachevés
Archipels incomplets
Nuages déchirés
Bonheurs esquissés,
Imperfection indicible
D’un présent déraciné .
On glisse passionnément
Dans les transparences nacrées
D’une aurore symphonique
Et dans la langueur exaltée d’une paix océane
On brunit sous le soleil du rêve
Et l’azur saupoudré d’or
S’infiltre dans les moindres détails
D’un bonheur tamisé
Où les ombres chavirent .