Vendredi 15 février 2008

 

           La peur

 

Le soleil a pâli soudain …

Encore quelques murmures

Que le vent va balayer

Encore quelques flammes

Qui vacillent déjà

Et vont mourir avec le temps …

Les poussières d’étoiles

Eparpillées parmi les dunes glacées

S’évanouissent, noyées par le silence .

 

 

S’enfuir au loin pour ne plus rien détruire

Ou s’enfoncer dans le couloir des ténèbres

D’où la conscience est absente

Où la solitude est parfaite et définitive

Et effacer les tourmentes qu’on avait suscitées

Pour laisser les autres s’échapper dans leur liberté

Pour briser les remparts ensanglantés

Avec seulement un bouquet mauve fané

Symbole de la mort du printemps

Pour qu’un jour il ferme les blessures

Et qu’il apaise les flammes .

 

 

Les vents brisent leurs chaînes

Les marées se détraquent et s’affrontent …

Perdu au cœur des flots assombris

Le navire a cassé son ancre

Et s’est changé en radeau triste et sans voile

Errant comme un vagabond sans souvenirs

Et ne s’accrochant plus qu’aux rivages sans soleil .

 

 

La vie s’enfuit et la mort est partout …

Au détour de chaque chemin,

Dans chaque fleur qui s’éteint

Dans chaque saison qui se fane

Les forces de vie se changent en destruction

Une flèche vous atteint un jour

Et la blessure jamais ne se refermera

Et des perles de sang s’écoulent à l’infini .

 

 

Heures-parenthèses sans menace apparente

Quotidien inconsistant bercé

Par un oubli nonchalant

Empreintes légères que les marées emportent …

Heures en italique où l’impuissance fait loi .

Reprises à l’infini,

Temps souligné à jamais

Marques déchirantes qu’aucun vent n’efface .



                             L'enfance déchirée


Image d'ombre en noir et blanc . Monstrueuse violence . Elle s'effondre et se souvient de son enfance broyée, de ses larmes silencieuses lorsque ... recroquevillée dans sa robe blanche on lui a volé ... v-i-olé sa pureté et son innocence, les fleurs dans ses cheveux défaits aussi pâles que son visage de petite fille défigurée, déchirée, déchiquetée ... la douleur est toujours là, toujours aussi lancinante, son corps massacré, son coeur, son âme, sa vie . Elle saignera toute sa vie . A en mourir elle souffrira . Toujours .

par Liza communauté : Poésie 21
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Commentaires

Ah oué.
commentaire n° : 1 posté par : Sév (site web) le: 16/02/2008 00:58:36

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