Lundi 11 février 2008

 

                    Derniers mots

 

           

 

Cette fois je balbutie mes tout derniers mots

La fin est si proche que je l’entends venir

A pas feutré, comme cette menace

Qui jamais ne m’a laissée en paix

Quel crime ai-je donc commis en venant au monde

Si j’avais pu choisir, je n’aurais pas survécu

Je suis restée, même si je n’étais rien

Car on ne sait jamais, on peut blesser quelqu’un

Sans le savoir, sans le vouloir,

En sortant du cadre du tableau,

Ce n’était peut-être qu’une erreur

Mais elle était de taille .

Je l’ai assumée jusqu’au bout

Mais j’ai fait plus que mon temps .

 

 

                    

 

  
                      Lâcher prise

 

 

 

Le moment est venu de lâcher prise, enfin,

Ce répit jamais connu ne mène pas au repos

Je resterai coupable pour l’Eternité

De n’avoir pas su vivre, mais survivre

A travers l’indicible souffrance

Pas de pitié mais du mépris pour les plus vulnérables,

On les frappe sans remords

La volonté triomphe toujours

En ce monde impitoyable

Où l’on détruit tout ce qui semblait trop pur

Trop diaphane pour être vrai

Puis est venu le temps

Où on m’a imposé de ne plus exister

J’étais depuis toujours de ces exclus qu’on ne voit pas

Indésirable, inutilisable

Bonne pour la casse, hors d’usage

Ma vie n’a rien été, elle n’a eu aucun sens

Je n’ai même pas existé

Pourtant la souffrance a eu le dernier mot …

Et j’en meurs .

 



    
                                          Redevenir femme, indomptable


Farouche, rebelle, sauvage, indomptable, le regard plus noir encore, toujours plus noir, défiant l'inquisiteur ... Sur le mystère elle ne lèvera pas le voile . Ses boucles noires se dénouent, à l'image des liens qui la maintenaient prisonnière, et qu'elle n'acceptera plus jamais . Mais elle redevient femme, romantique en dentelle un peu malgré elle, une fleur accrochée à son long manteau pourpre, de son corps elle ne dévoile plus rien, mais elle a déposé ses armes même si tout alentour et en elle est encore ténébreux, dans l'ombre sans encombre elle espère en secret et sans y croire avancer pas à pas, se retourne face à qui la regarde et plante son regard dans celui de l'autre, qui est courageux et téméraire, et qui a peur ? Angoisse presque tactile, le chemin vers la Lumière est encore loin .

 

                  

 

par Liza communauté : plume d'oie
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