Vous ne savez rien de cette violence
Celle qui enferme dans le silence
Celle qui vous hante et vous revient
Celle qui ne vous lâche pas, qui vous tient
Douleur de femme noyée de honte
Et pas de celles que l’on raconte
C’est pire que n’avoir plus de corps
C’est encore pire que la mort
Pour vous tout ça ce ne sont que des mots
Mais pour tant d’autres c’est un coup de faux
Après ça on n’existe plus
C’est une horreur qui continue
Alors après ce n’est plus la vie
C’est un cauchemar, c’est la survie
Et puis il y a toutes ces questions
Qui vous reviennent en obsessions
Pourquoi en plus, il n’y en a pas eu d’autres
Est-ce que c’était vraiment de ma faute
Je voudrais tellement tout arrêter
Vraiment seulement pour oublier
Ca n’appartient pas au passé
C’est du présent ensanglanté
Et si j’ai mal à en crever
Dans ce silence si meurtrier
C’est parce que rien ne peut effacer
Ce que l’histoire a répété .
Le cœur meurtri c’est déjà trop
Un corps transpercé, plus de mots
Tant de souffrance, encore et encore ...
Elle se sent de plus en plus perdue, ne sait plus où se cacher, lovée tout contre un arbre penché son regard en dit toujours plus, petit être torturé, désespéré, désemparé, sa détresse est si profonde qu'elle se lit sur son visage comme si sa terrible histoire y avait laissé ses horribles marques, son regard apeuré, effrayé, terrorisé fait mal, si mal, car ce qu'elle ressent est insoutenable, on sent déjà que sa fuite ira bien plus loin encore, pour soulager son corps, son coeur et son âme elle donnerait sa vie, et elle n'en veut plus, de cette vie . Menacée sans relâche, poursuivie à outrance elle ne songe qu'à mourir, petite poupée romantique, de porcelaine brisée, implore d'être achevée .
Aucun commentaire pour cet article