Usée jusqu’à la mort
Les souvenirs me mordent
Je ne veux plus de tout
Je n’en peux plus du tout
Débris, lambeaux, gâchis,
Il n’y a que des débris
Déchire et dégoût
De sang toujours le goût
Le seul fouet qui lacère
Etau qui se resserre
Poison des plus violents
Qui agit lentement
Venin inoculé
A la mort acculée
Sans aucune défense
Il n’y a pas d’offense
Plus qu’un corps mort
Regard à court d’arme
Toujours sans arme
Pourquoi m’avoir tuée
Sans m’avoir regardée
Silence, la lance
Moi brisé, s’en balance
L’ombre meurtrière
M’a laissée sans prière
La lame m’a transpercée
Ca n’est jamais assez
Un jour ça recommence
Est-ce ainsi que l’on danse
Dans le froid du marbre
Mais je cherchais un arbre
J’ai le souffle coupé
Le cœur cadenassé
Et plus jamais de corps
Que dans l’ardente mort
Plus rien de vivant
Que des faux-semblants
Arcanes de la nuit
Où tout enfin s’enfuit .