Vendredi 1 février 2008

Ta couleur c’est le noir

C’est celle du désespoir

 

Tu ne te souviens plus, tu t’es perdu

Pourquoi as-tu l’air si éperdu

Ce monde n’est sûrement pas le tien

Pourtant même si tu n’as pas de liens

Si tout en toi est brisé, cassé

Il n’y aura personne pour réparer

Tu ne peux compter sur personne

Même et surtout si tu pardonnes

 

Mais ta couleur c’est le noir

Et c’est celle du désespoir

 

Comment fait-on pour faire naufrage

Tu ne savais pas tous les ravages

Des tempêtes qu’on ne voit pas venir

Surtout quand on essaie de fuir

Il n’y a jamais d’échappatoire

Tu n’auras pas ta propre histoire

Tu le savais, tes illusions

Etaient murées dans du béton

 

Tu as tout donné tu as tout perdu

Tu peux maintenant t’avouer vaincu

Tu t’es fait prendre par l’orage

La première fois c’était sans rage

Et comme tu n’as jamais pu changer

La vie n’avait qu’à te briser

Tu n’as pas d’avenir et plus de passé

Même le présent t’a dépassé

 

 

 

Encore un bout de chemin

Alors que tout est si vain

La survie n’est pas la vie

Plus rien à voir tout est fini

Larguer enfin les amarres

Pour le tout dernier départ

On n’y verra que du feu

Ce ne sera pas un adieu

 

           Je n’ai pas vu grand-chose

           Pas un seul nuage rose

 

Même les doutes se sont enfuis

Les questions sont toutes parties

Il n’y a plus de moulins à vent

Mais ça n’était pas mieux avant

Il n’y avait que la solitude

Celle dont on a l’habitude

On tue les peurs, les douleurs,

On fait taire ce qu’on a dans le cœur

 

Pourquoi personne ne m’a dit

Ces mots que je n’ai pas appris

Seule avec mes sentiments

Et ce silence, tout le temps,

Pas d’avant et pas d’après

Même pas l’espace d’un instant

Les heures ça cogne dans le cœur

Et la vie, pas même ailleurs .

 

 

 

 

Tu voudrais juste ne plus penser

Mais il te vient toutes ces idées

Ca ne ressemble à rien, ça ne sert à rien

Pourtant tu sais qu’il n’y a rien de bien

Tu devrais passer ton chemin

Personne ne veut te dire … reviens

 

                 Laisse tomber tu n’as déjà plus rien

                 Les souvenirs ça va ça vient

 

Je sais trop bien ce que tu ressens

Moi c’est pareil j’y pense tout le temps

Ca me fait mal je suis comme toi

J’essaie encore mais je n’y arrive pas

Il n’y a rien à faire il est trop tard

Il n’y a plus personne sur les quais de gare

 

Tous les bateaux ont levé l’ancre

Et toi tu t’es fait un sang d’encre

Tu aimais tant, tu aimais trop, là-bas

Mais tu vois bien qu’il n’y a plus personne

Arrête d’entendre ce qui résonne

 

 

 

Je n’ai pas le droit il y a tellement pire

Il faut toujours se le redire

Garde bien tes larmes à l’intérieur

Et si tu saignes c’est dans ton cœur

Relève-toi, ne t’arrête surtout pas

Il n’y aura jamais de place pour toi

Alors tais-toi, oublie les mots

Et toutes ces notes dont tu as l’écho

 

           Cache ton regard il en dit trop

           Tu dois dire que le monde est beau

 

Tu n’auras personne à tes côtés

Tu seras pieds et poings liés

Surtout pas l’ombre d’une question

Sinon c’est fini pour de bon

Tu n’existes pas et tu n’es personne

 

Ce n’est pas pour toi que le glas sonne

Et même si tu es seul à l’entendre

C’est ta faute, tu t’es laissé prendre

 

Suis la cadence où t’es foutu

Tu n’as pas le choix tout est prévu

Ce ne sera jamais dans la dentelle

Et ne tire pas trop sur la ficelle

Un conseil surtout ne t’attache pas

Il n’y a personne pour te tirer de là

Oublie les chemins de traverse

C’est là-bas que sont les averses .

 

 

 

Dans cette vie-là il n’y a pas de rêve

Il n’y a pas non plus la moindre trêve

Pas de repos ni de répit

Tiens-toi bien droit et surtout suis

Et si parfois vient une rupture

Dis-toi seulement pourvu que ça dure

Tu ne connais même pas ta chance

Alors tu as tout perdu d’avance

 

            Souviens-toi que c’est la vie

            Il n’y a rien d’autre que des non-dits

       

Tu te sens seul, fais comme les autres

Ne t’en prends qu’à toi, c’est de ta faute

Et puis tu n’as qu’à cacher tes larmes

Ca pourrait passer pour une arme

Tes secrets doivent être bien gardés

Et ne dis rien si tu es paumé

Il n’y a rien qui soit le grand frisson

Il n’y a même plus la moindre saison

 

Ne cherche pas d’autre horizon

Tu n’as pas le choix c’est ta maison

Tu ne pourras aller nulle part

Encore moins parler de hasard

Oublie que tu as un peu souffert

Si tu essaies de bouger tu perds

Et si en plus tu essaies de penser

Alors là tu te fais des idées

 

 

 

 

On achève bien les chevaux

J’implore que l’on m’achève

Je n’ai plus la force de mettre fin à mes jours

Mes mots s’effaceront avec moi tout partira

J’ai toujours su que je ne laisserais aucune trace

Le miroir me faisait peur, je l’ai cassé il y a longtemps

Personne ne comprendra, personne ne  saura

Ma blessure est la plus mortelle

J’ai survécu bien trop longtemps

C’est à genoux que je meurs

Je suis à terre je n’ai plus de sang

Toutes mes larmes sont intérieures

Je suis coupable d’avoir été victime

Je me hais au-delà de tout

Mais je vous aime tous,

Vous qui ne m’avez pas fait de mal

Je ne peux même pas haïr ceux qui m’ont tant fait souffrir

Je n’ai jamais vécu, je n’ai que survécu

J’ignore la douceur, la tendresse, et tout le reste

Je n’ai connu que la violence

La vie m’a transpercé le cœur

Je ne sens que la souffrance

Où est l’humanité de ce monde meurtrier

Pourquoi tant d’acharnement sur les plus faibles

Je n’ai que le silence, j’ai le souffle coupé

Par pitié, qu’on me laisse mourir enfin,

Qu’on m’achève, au moins,

Je n’irai pas plus loin .

 

 

 

La pluie glacée vient des ténèbres

Et c’est l’heure où je meurs

Il n’y a plus de ciel il n’y aura plus d’étoiles

Aucune lumière ne reviendra

Eclaircir un nouveau jour,

Il n’y aura pas de demain

Je suis hors-la-vie, je vais mourir enfin

L lame du couteau ne se voit même plus

Mon regard fêlé sera bientôt voilé

Que la mort m’emporte,

Je n’aurai connu aucune sérénité

Il n’y a plus de saisons, de couleurs ni de sons,

Les trois petites notes sont parties elles aussi

Condamnée à l’errance,

Coupable de silence,

En me coupant le souffle

On m’a coupé les ailes

Je vais tomber sans fin,

Je ne sais pas voler puisque

Je n’ai pas appris à rêver .

Tout est fini mais je souffre encore

Je n’aurai pas de repos .

 

 

 

 

par Liza communauté : De rêves en passions
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