Les lendemains
Les lendemains sont toujours sombres
Il ne reste plus que des ombres
Le vide triomphe, si familier
On n’a pourtant rien oublié
Ce qu’on essaie de retenir
Dans la détresse c’est un sourire
Lueur fragile à en mourir
Pourquoi faut-il toujours partir
Encore et toujours renoncer
Recommence à endurer
Tout ce qui est toujours le pire
Toujours souffrir et ne rien dire
Pourquoi n’était-ce qu’un instant
Echappé, dérobé au temps
Et ce silence qui harcèle
On sait trop bien ce qu’il recèle
La nuit, la peur, tout a repris
Pourquoi la vie est-elle partie
Certains ne peuvent que l’entrevoir
Et l’on se meurt de désespoir
Tout est si vain, si dérisoire,
Fallait-il donc ne pas y croire ?
Le lendemain tout disparaît
A la dérive toujours après
Il restera pire qu’un regret
Mais si le lien était bien vrai
Tout passe, tout lasse et l’on se casse
Brisé par ce qui nous dépasse
Douleur amère, pas de candeur
Et à nouveau, la même fadeur
Un vide en plus, un lien trop loin
Il est trop tard on le sait bien
C’était juste un peu de couleur
Et l’on retourne à la noirceur
Que reste-t-il de cet instant
Rescapé, arraché au temps,
On a rejoint, trouvé quelqu’un
Et les notes ne sont pas si loin
Même à genoux on se retient
Une promesse, celle de ce lien .