Le moment est venu de lâcher prise, enfin,
Ce répit jamais connu ne mène pas au repos
Je resterai coupable pour l’Eternité
De n’avoir pas su vivre
A travers la souffrance
Pas de pitié pour les plus vulnérables,
On les frappe sans remords
La violence triomphe toujours
En ce monde … impitoyable
Où l’on détruit tout ce qui semblait trop pur
Trop transparent pour être vrai
Puis est venu le temps où on m’a imposé de ne plus exister
J’étais toujours de ces exclus qu’on ne voit pas
Indésirable, inutilisable
Bonne pour la case, hors d’usage
Ma vie n’a rien été
Je n’ai même pas existé
Pourtant la souffrance a eu le dernier mot
Seule, dans la terreur et l’horreur .
Pétrifiée hors de l’espace et du temps
Est-ce ainsi qu’on meurt ?