Quelque chose noir - Marc Seberg
La nuit n’a jamais été plus profonde
Les ténèbres m’engloutissent pour la dernière fois
Mon cœur meurtri, déchiqueté va lâcher
Mon corps usé, détruit, déjà mort
La souillure déniée, oubliée
Et toutes les blessures, les meurtrissures ignorées
Pourtant ce n’étaient que des cicatrices
Les signes de souffrance étaient repérables
Mais comme personne n’a voulu voir
Je pars seule dans le noir, le froid et la pluie
Je pars pour une errance qui n’aura pas de fin .
Je pars aussi loin qu’il est possible d’aller
Mais je n’ai jamais appris à rêver
Je n’ai pas pu dire la vérité,
Celle de l’innommable, de ce qui m’a tuée .