Jeudi 31 janvier 2008

 

C’est toujours la mort qui veille

Elle non plus ne dort jamais

Si tant est qu’on la surveille

Elle est là et l’on se tait

A quoi servent les miradors

Si l’on met tout en veilleuse

C’est son triomphe, tel est le sort

Elle est toujours victorieuse

 

            Tout ne sera que poussière

            Même les drôles de météores

            Elle est toujours si familière

            Le silence n’est jamais d’or

 

C’est la Vie qui toujours fuit

Rien ne sert jamais à rien

Les bruits toujours assourdis

Le néant comme unique lien

Comme unité on fait mieux

Les morceaux éparpillés

N’importe où dans tous les lieux

Tout a bien été pillé .

 

La violence n’est jamais douce

Elle fait saigner, elle déchire

Pas le temps que ça repousse

L’errance n’est pas un délire

Et s’il y a la dérive

C’est parce qu’on meurt de se taire

Faute d’atteindre l’autre rive

On s’enlise dans cette terre .

 

            Tout ne sera que poussière

            Même les drôles de météores

            Elle est toujours si familière

            Le silence n’est jamais d’or

 

 

 

               Plus jamais

 

 

On dira ce que l’on voudra

Je sais que rien ne changera

C’est toujours du pareil au même

Quoi que l’on fasse, quoi que l’on sème

Il est un mot que plus jamais

Même en murmure je ne dirai

Je ne veux pas des passe-partout

La clé d’un cœur à l’autre bout

De cet îlot, là-bas, si loin

Quand on croit l’avoir rejoint

Il s’efface comme tous ces mirages

Qu’on entrevoit comme des nuages

 

               Ne plus rien voir

               Et ne plus croire

               Seule barrière

               A cet enfer .

 

Passé présent décomposés

Ce sont des temps morts fracassés

Qu’y a-t-il d’autre que des ravages

Rien à voir avec des rivages

On ne peut pas se raccrocher

Pas même de l’autre se rapprocher

Rien à voir avec le mystère

C’est seulement parce qu’on doit se taire

Faute de pouvoir se faire entendre

Aucun instant de vie à prendre

Tout est voué à se dénouer,

Alors autant se délier

Et à la Vie ne rien dédier .

 

               Ne plus rien voir

               Et ne plus croire

               Seule barrière

               A cet enfer .

 

On n’échappe pas à la souffrance

Dans le même sens penche la balance

Tout est toujours voué à l’échec

Echec et mat et claquement sec

Vient le moment où tout s’éteint

Même le regard, car tout est vain

Autant savoir à quoi s’attendre

Et ne jamais se laisser prendre

A aucun jeu trop dangereux

Et ne jamais faire aucun vœu .

 

 

 

 

par Lina communauté : LA PLUME D'ECRIVAINS
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