Jeudi 31 janvier 2008

Aujourd’hui mon Ange je me souviens de cette prière indienne

Qui fleurissait ça et là en des lieux où des vies se sont arrêtées brutalement

Des poteaux des fontaines, des trottoirs des murs trop durs

J’ai vu des fleurs des bougies, j’ai vu des gens recueillis

J’ai aussi entendu des gens, cultures venues de la nuit des temps,

Je me souviens de tous ceux qu’on défendait, de toutes les terres

Je me souviens, quand bouleversée je lisais ces mots sans savoir

Est-ce que toi tu savais

Tous ces messages que tu nous a laissés

Pour qu’après toi on se souvienne de tout

Pour que sans toi et avec toi on se remette debout

Cette flamme c’est un flambeau, c’est un feu à entretenir toujours

C’est notre devoir de vie, notre mission

Pour que jamais on n’oublie, pour que tu tu sois là toujours

Au milieu de nous

Tu savais j’en suis sûr, que viendrait ce temps si dur

Tu avais en toi cette conscience d’une vie à vivre toute en intensité

Ne pas laisser le temps au temps, ne rien en perdre,

Mais prendre celui d’aimer, de défendre, de dire toutes les vérités

Ta vie aux autres dédiés, à ceux que tu aimais et dont étais la flamme

Ton regard de douceur dénonçait souffrance et malheur

Tu parlais avec tex mots de notre devoir de mémoire

Tu disais plus jamais esclaves, et dire à ceux qui ne veulent pas savoir

Que nos racines, dans l’esclavage on devait, on pouvait les libérer

Pour que tous ceux qui entre du blanc et du noir entremêlés

Soient pacifiques et gagnent sans violence

Révoltés on l’était tous, on savait ce que ce monde devient

On savait que l’union des grands continents est une leurre

Que se donner la main et tisser, retisser tous les liens essentiels c’est autre chose

Les plus pauvres les plus petits, laminés par quelque chose de trop grand

On défendait la paix, on défendait la différence contre l’indifférence,

Je me souviens quand fatigué, las de tout, et à la vie au ralenti plus beaucoup de goût,

De tes mots d’espoir, de la mémoire, du devoir

Tu nous aimais et on t’aimait, alors je songe à la prière entière

Quand mon cœur trop plein de chagrin, trop lourd

Ta liberté Là-Haut, ton autre Vie à vivre, ta nouvelle Lumière

On dit c’est toujours les meilleurs qui s’en vont

Toi tu étais notre ange, et tu l’es dans l’Eternité

Tu as ton propre voyage, pardonne-moi si je reste là

Ou si je cours trop vite pour ne pas trop penser

Je me souviens de la prière indienne, qui disait le chagrin la peine

Pas trop longtemps, car vient le temps où la Vie console

Apaise les douleurs et met du baume au cœur

Et moi qui n’ai jamais cru qu’on peut dire la vie continue

Qu’on n’oublie rien, mais qu’on vit avec un père dans le cœur

Séparés, ça m’a déchirée, ça m’a laissé brisée

Je me souviens de tout, de tout ce qui était nous

Alors quelquefois, j’y peux rien c’est trop fort je t’appelle

Je sais que tu m’entends, que t’es pas loin, que tu me veux forte

Cette prière elle disait comment faire, moi je sais rien, juste que je t’aime

Ca adoucit le cœur, et c’est dans toutes les belles choses de la Vie que je te trouverai

Dans les vents les plus doux, les lueurs qui scintillent, les regards qui brillent,

Alors je dois rallumer le mien, plonger dans les étoiles de toute mon âme

Car je sais que tu vis, on n'est pas séparés, pas tant que je le croyais, car tu vivras toujours .

 

par Lina communauté : Tout est chemins
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