Aujourd’hui mon Ange je me souviens de cette prière indienne
Qui fleurissait ça et là en des lieux où des vies se sont arrêtées brutalement
Des poteaux des fontaines, des trottoirs des murs trop durs
J’ai vu des fleurs des bougies, j’ai vu des gens recueillis
J’ai aussi entendu des gens, cultures venues de la nuit des temps,
Je me souviens de tous ceux qu’on défendait, de toutes les terres
Je me souviens, quand bouleversée je lisais ces mots sans savoir
Est-ce que toi tu savais
Tous ces messages que tu nous a laissés
Pour qu’après toi on se souvienne de tout
Pour que sans toi et avec toi on se remette debout
Cette flamme c’est un flambeau, c’est un feu à entretenir toujours
C’est notre devoir de vie, notre mission
Pour que jamais on n’oublie, pour que tu tu sois là toujours
Au milieu de nous
Tu savais j’en suis sûr, que viendrait ce temps si dur
Tu avais en toi cette conscience d’une vie à vivre toute en intensité
Ne pas laisser le temps au temps, ne rien en perdre,
Mais prendre celui d’aimer, de défendre, de dire toutes les vérités
Ta vie aux autres dédiés, à ceux que tu aimais et dont étais la flamme
Ton regard de douceur dénonçait souffrance et malheur
Tu parlais avec tex mots de notre devoir de mémoire
Tu disais plus jamais esclaves, et dire à ceux qui ne veulent pas savoir
Que nos racines, dans l’esclavage on devait, on pouvait les libérer
Pour que tous ceux qui entre du blanc et du noir entremêlés
Soient pacifiques et gagnent sans violence
Révoltés on l’était tous, on savait ce que ce monde devient
On savait que l’union des grands continents est une leurre
Que se donner la main et tisser, retisser tous les liens essentiels c’est autre chose
Les plus pauvres les plus petits, laminés par quelque chose de trop grand
On défendait la paix, on défendait la différence contre l’indifférence,
Je me souviens quand fatigué, las de tout, et à la vie au ralenti plus beaucoup de goût,
De tes mots d’espoir, de la mémoire, du devoir
Tu nous aimais et on t’aimait, alors je songe à la prière entière
Quand mon cœur trop plein de chagrin, trop lourd
Ta liberté Là-Haut, ton autre Vie à vivre, ta nouvelle Lumière
On dit c’est toujours les meilleurs qui s’en vont
Toi tu étais notre ange, et tu l’es dans l’Eternité
Tu as ton propre voyage, pardonne-moi si je reste là
Ou si je cours trop vite pour ne pas trop penser
Je me souviens de la prière indienne, qui disait le chagrin la peine
Pas trop longtemps, car vient le temps où la Vie console
Apaise les douleurs et met du baume au cœur
Et moi qui n’ai jamais cru qu’on peut dire la vie continue
Qu’on n’oublie rien, mais qu’on vit avec un père dans le cœur
Séparés, ça m’a déchirée, ça m’a laissé brisée
Je me souviens de tout, de tout ce qui était nous
Alors quelquefois, j’y peux rien c’est trop fort je t’appelle
Je sais que tu m’entends, que t’es pas loin, que tu me veux forte
Cette prière elle disait comment faire, moi je sais rien, juste que je t’aime
Ca adoucit le cœur, et c’est dans toutes les belles choses de la Vie que je te trouverai
Dans les vents les plus doux, les lueurs qui scintillent, les regards qui brillent,
Alors je dois rallumer le mien, plonger dans les étoiles de toute mon âme
Car je sais que tu vis, on n'est pas séparés, pas tant que je le croyais, car tu vivras toujours .