Jeudi 31 janvier 2008

A tous les oubliés de l’exclusion je dédie ces mots,

A tous ceux dont la solitude n’apparaîtra jamais aux yeux des autre mais qui en meurent doucement …

Ceux qui survivent jusque dans l’épuisement en feignant de vivre et d’avoir vécu,

Parce qu’on ne sait jamais, quelqu’un pourrait avoir besoin d’eux, ne serait-ce qu’un seul instant …

Ceux qui sont transparents, invisibles, et qui se taisent sans pouvoir sourire,

Parce que jamais personne ne les entendra,

Parce que jamais ils ne diront qu’ils souffrent,

Parce qu’ils ne savent vivre que dans la compassion,

Parce que les échos du monde les transpercent

Parce qu’ils se sentent coupables de tout, et même d’exister pour rien, tellement impuissants

A ceux que l’on croit entourés, mais qui sont rejetés,

A ceux qui n’ont jamais eu d’enfance, parce qu’ils n’ont pas appris à rêver …

A ceux que l’on juge dans de monde d’apparences

De manière impitoyable, parce qu’ils dérangent s’ils se dévoilent …

Et parce que telle est la loi de l’indifférence

A ceux que l’on croit insensibles et qui saignent

Mais qui jamais ne dévoileront leur enfer quotidien

Ceux qui ne connaîtront jamais aucun répit, aucun repos,

Ceux qui ne cessent jamais de glisser, de s’effondrer

Sans que personne ne soupçonne quoi que ce soit

Ceux qui aiment les autres à en mourir,

Mais qui sont incapables de s’aimer … Parce que c’est comme ça, même si c’est contre- nature,

Parce qu’ils se doivent à l’indicible,

Quel que soit le prix de leur silence …

A ceux que personne jamais n’acceptera

Ceux vers qui jamais aucune main ne se tendra

Parce qu’ils dissimuleront jusqu’au bout

Le vide intérieur qui les dévore,

Le manque, l’absence et cette solitude atroce

Pour tout ce qui les écrase mais que rien ne changera

A ceux qui dans l’ombre prient comme ils le peuvent

Pour tous ceux qui souffrent, et qui jamais ne sauront

Combien ils ont voulu partager leur souffrance …

A ceux qui croient en Dieu, mais qui s’inclinent

Devant toutes les formes de Foi …

A ceux dont les larmes sont silencieuses

Comme l’est leur vie, comme le sont leurs cris étouffés

A ceux qui ne connaissent que le désespoir …

Mais qui savent qu’ils n’ont aucun droit …

Pas même celui de dire que la liberté, ils ne savent pas ce que c’est … parce que tout leur est interdit .

A ceux qui disparaissent doucement, comme on s’efface,

         A ceux qui n’attendent rien, mais qui donneraient

Tout ce qu’ils n’ont pas pour l’offrir à ceux qu’ils aiment, et même à ceux qui ne les voient pas …

A ceux qui connaissent trop bien la douleur du silence

A ceux qui ne sont rien, et que l’on condamne, parce qu’ils sont différents,

         Aux oublié de l’amour qui avaient tant à donner,

Mais personne ne les aura vus,

Personne n’aura entendu leurs appels muets …

Alors un jour comme les autre …

Il fait trop nuit, il fait trop froid …

Mais seul règne le silence … à jamais …

Il n’y a même pas à se demander pourquoi

Puisqu’on a oublié, déjà … tout est si loin …

Comme tout était inaccessible .

 

par Lina communauté : Les poètes en délires
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