Témoignage personnel sur l'anorexie
Ce soir j’ai tant besoin d’harmoniques cristallines
De perles rares, de sons uniques, voix diamantines
Il me faut de vraies lueurs, à défaut de lumières
J’ai besoin d’une musique qui me soit familière
Car au plus profond de moi, quelque chose chavire
Et je sais bien qu’en partance, il n’y a pas de navire
Il a levé l’ancre et je n’étais pas du voyage,
La solitude est la dernière chose qui se partage
Surtout lorsque l’on sait qu’il n’y a rien à en dire
Je coule à pic, je ne pourrai plus jamais fuir
Refrain : Ma voix se meurt, ma voix se brise
Miroir de peur, et sous la brise
Le froid s’infiltre dans mon cœur
C’est juste encore la même douleur
Il faut encore, plus que jamais, que je me taise
Je ne suis rien, et l’apparence, il faut qu’elle plaise
Juste assez pour ne pas susciter la moindre vague
Le vague à l’âme, les états d’âmes, rien n’est plus vague
Je dois jouer jusqu’au bout le rôle qui est le mien
Il importe si peu que ce soit pour mon bien
Je dois suivre la ligne tracée en pointillés
De ces marques-là je ne dois pas dévier
Je sais que depuis toujours tout était écrit
Je n’ai pas eu le choix, tout était déjà dit
Refrain : Ma voix se meurt, ma voix se brise
Miroir de peur, et sous la brise
Le froid s’infiltre dans mon cœur
C’est juste encore la même douleur
Ce monde en noir et blanc je m’y suis habituée
Mais ce silence terrible m’a vraiment dévorée
Je n’ai pas eu la force de dire … arrêtez tout
Je savais d’avance que c’était la fin de tout
Je n’ai pas eu d’enfance, je n’ai pas eu de vie
J’ai juste laissé le fil se dérouler sans bruit
J’étais toujours absente de ce drôle de présent
Le passé et l’avenir à jamais manquants
Aujourd’hui je le sais il est vraiment trop tard
La lassitude ne rattrape jamais les retards
Refrain : Ma voix se meurt, ma voix se brise
Miroir de peur, et sous la brise
Le froid s’infiltre dans mon cœur
C’est juste encore la même douleur