Lundi 11 février 2008

          Conte ou Fantaisie

 

 

 

Sur le jardin de la fantaisie

La nuit étend son voile bleuté

Semé de fleurs scintillantes

Tout est calme, tout semble endormi …

Mais la lune en s’éveillant

Verse des larmes d’argent qui glissent doucement

Sur les fleurs et les étangs .

Le jardin n’attendait qu’un signe …

Et soudain tout se relève, tout revit, tout est en fête .

Des rondes folles se lancent

Les fleurs ont revêtu des robes éclatantes

Pour le ballet de la plus belle nuit .

Les libellules dansent dans les airs

Portant des flambeaux dorés

Tout rit, tout est complice, tout bouge

Tout s’illumine, tout scintille

Les narcisses et les campanules

Les lys et les jonquilles …

Les clochettes tintinnabulent

Et les roses des pétales virevoltent .

Et les couleurs tournoient .

Mais le ciel vire au rose

Annonçant l’aube toute proche .

Chacun reprend sa place et va se nicher dans son abri

Tout s’endort quelques instants … avant de se lever

Dans un bain de rosée au parfum du soleil .
par Liza communauté : L'âme du poète
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Lundi 11 février 2008

                Les rêves ne sont rien,

                        ceux qu’on aime sont tout

 

 

 

Par-delà les murailles des rêves étroits

On glisse à l’infini sur des miroirs d’argent

Et les mirages perdent tout pouvoir

Et le flou désenchanté disparaît

L’authentique lumière s’est levée

Et l’on aborde des rivages de clarté .

 

 

 

Rêves de souvenirs en pointillés

Passé redessiné, histoire dépeinte

De couleurs en fuite qui valsent au gré des vents

Touches fragiles qu’on efface en un instant

Notes égrainées au fil d’un temps absent

Esquisses éphémères éprises de liberté

Conclusions hâtives sur un air enchanté .

 

 

 

Les saisons s’enchaînent et l’éphémère se fane

Et les rêves se renouvellent

Mais les sentiments vivent un printemps perpétuel

Baignés de lumière et bercés de fidélité

Traversant vents et brumes

Sans atteinte ni flétrissure

Vainqueurs du temps et des marées

Plus flamboyants que les images les plus enchanteresses

Ne sauraient les peindre

Plus vivaces que les mots les plus éblouissants

Ne sauraient les chanter

Nul automne ne fane les profonds sentiments .

 

 

 

A jouer les fées musiciennes de chaque jour

A cueillir les rêves bleus de chaque rivage

A semer des notes riantes en toute saison

A ensoleiller d’or limpide

Chaque instant qui s’écoule

A offrir des vagues azurées

Comme autant de bonheurs

A repeindre les images avec un cœur poète

A illuminer les paysages endormis

On récolte des perles de tendresse .

par Liza communauté : Nouvelles d'ici et d'ailleurs
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Lundi 11 février 2008

               

 

                     Nuit

           

 

 

La pluie glacée vient des ténèbres

Et c’est l’heure où je meurs

Il n’y a plus de ciel, il n’y aura plus d’étoiles

Aucune lumière ne reviendra

Eclairer un nouveau jour

Il n’y aura pas de demain

Je suis hors-la-vie, je vais mourir enfin

La lame du couteau ne se voit même plus

Mon regard fêlé sera bientôt voilé

Que la mort m’emporte,

Je n’aurai connu aucune sérénité

Il n’y a plus de saisons, de couleurs ni de sons

Les trois petites notes sont parties, elles aussi

Condamnée à l’errance,

Coupable de silence

En me coupant le souffle

On m’a coupé les ailes

Je vais tomber sans fin,

Je ne sais pas voler … puisque

Je n’ai jamais appris à rêver .

Tout est fini mais je souffre encore

Je n’aurai pas de repos .

 

par Liza communauté : L'âme du poète
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Lundi 11 février 2008

               Vie brisée

 

 

Je n’ai pas eu d’enfance

Je n’ai pas eu de jeunesse

J’étais cassée, déjà,

Mais personne n’a su voir

La fêlure dans mon regard .

Je n’ai pas vécu

On m’a tuée plusieurs fois

Seule mon ombre est restée

Trop visible pour encore pour n’être pas visée

C’est si facile de frapper les plus fragiles

Si tentant de s’attaquer au mystère

En le détruisant, pour éviter tout questionnement

On vole, on viole, on tue

Ni vu ni connu

Les innocents pourtant ne sont pas ceux que l’on croit

Mais ceux qui meurent dans le silence

Jamais ne pourront se défendre

Ils n’ont qu’à disparaître comme des objets inanimés

Des choses sans âme,

Le cœur et le corps fracassés

La vérité n’éclate jamais au grand jour .

 

 

par Liza communauté : L'âme du poète
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Lundi 11 février 2008

 

                  Je pars

 

 

La nuit n’a jamais été plus profonde

Les ténèbres m’engloutissent

Je respire à peine et c’est la dernière fois

Mon cœur meurtri, déchiqueté va lâcher

Mon corps usé, détruit, déjà mort

La souillure déniée, oubliée,

Et toutes les blessures, les meurtrissures ignorées

Pourtant ce n’étaient pas que des cicatrices,

Les signes de la souffrance étaient repérables

Mais personne n’a rien voulu voir

Je pars seule dans la nuit, le froid et la pluie

Je pars pour une errance qui n’aura pas de fin .

Je pars aussi loin qu’il est possible d’aller

Mais je n’ai pas pu dire la seule vérité,

Celle de l’innommable, de ce qui m’a tuée

 

 

               

 

 

 

 

 

                    Pas de traces

 

 

 

Je n’ai jamais entendu de conte de fées

J’ignore la nostalgie, mais pas la mélancolie,

Je me sens si faible au moment de partir

Pourtant j’ai passé ma vie à sombrer

Je n’ai connu que les pires dérives

Je saignais sans cesse, mais de l’intérieur

On m’a appris à ne pas verser de larmes

On m’a appris à me taire,

Pourtant, trop tôt, j’ai eu les mots

Et la conscience en éveil d’une enfance brisée

Rien ne s’efface jamais,

Les ardoises magiques n’existent pas

On porte en soi le pire, toute sa vie,

Le fardeau devient si lourd

Qu’un jour de rien on s’effondre

Sans raison apparente,

Car même si rien ne s’efface,

Les désespérés disparaissent

Sans laisser de trace .

 

par Liza communauté : L'écriture dans tous ses états
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Lundi 11 février 2008

              Seule pour mourir

 

 

 

Je sais que c’est ma fin

Mais il me manque une main

Un bras pour me serrer, pour me rassurer

Mourir seul est plus dur que je ne le croyais

Je ne crois plus en rien, il n’y a pas d’après

Les étoiles se sont éteintes,

La musique s’est tue

Et j’avoue que j’ai peur

Parce que c’est moi qui meurs

Mais personne n’a su le voir

Et ceux qui savaient ont refusé d’y croire

Alors je pars vers un ailleurs qui n’existe pas

L’enfer je l’ai trop connu en ce monde inhumain

La cruauté se cache bien

Il est des mots qui tuent,

Et pire encore les silences meurtriers

Mais je suis seule, et c’est moi qui meurs

Je ne peux dire à personne que j’ai peur

Même si je ne voulais plus vivre

Depuis si longtemps déjà …

Seule à en mourir, sans une main pour me tenir .

 

 

par Liza communauté : Les mots dans tous leurs états
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Lundi 11 février 2008

 

                    Derniers mots

 

           

 

Cette fois je balbutie mes tout derniers mots

La fin est si proche que je l’entends venir

A pas feutré, comme cette menace

Qui jamais ne m’a laissée en paix

Quel crime ai-je donc commis en venant au monde

Si j’avais pu choisir, je n’aurais pas survécu

Je suis restée, même si je n’étais rien

Car on ne sait jamais, on peut blesser quelqu’un

Sans le savoir, sans le vouloir,

En sortant du cadre du tableau,

Ce n’était peut-être qu’une erreur

Mais elle était de taille .

Je l’ai assumée jusqu’au bout

Mais j’ai fait plus que mon temps .

 

 

                    

 

  
                      Lâcher prise

 

 

 

Le moment est venu de lâcher prise, enfin,

Ce répit jamais connu ne mène pas au repos

Je resterai coupable pour l’Eternité

De n’avoir pas su vivre, mais survivre

A travers l’indicible souffrance

Pas de pitié mais du mépris pour les plus vulnérables,

On les frappe sans remords

La volonté triomphe toujours

En ce monde impitoyable

Où l’on détruit tout ce qui semblait trop pur

Trop diaphane pour être vrai

Puis est venu le temps

Où on m’a imposé de ne plus exister

J’étais depuis toujours de ces exclus qu’on ne voit pas

Indésirable, inutilisable

Bonne pour la casse, hors d’usage

Ma vie n’a rien été, elle n’a eu aucun sens

Je n’ai même pas existé

Pourtant la souffrance a eu le dernier mot …

Et j’en meurs .

 



    
                                          Redevenir femme, indomptable


Farouche, rebelle, sauvage, indomptable, le regard plus noir encore, toujours plus noir, défiant l'inquisiteur ... Sur le mystère elle ne lèvera pas le voile . Ses boucles noires se dénouent, à l'image des liens qui la maintenaient prisonnière, et qu'elle n'acceptera plus jamais . Mais elle redevient femme, romantique en dentelle un peu malgré elle, une fleur accrochée à son long manteau pourpre, de son corps elle ne dévoile plus rien, mais elle a déposé ses armes même si tout alentour et en elle est encore ténébreux, dans l'ombre sans encombre elle espère en secret et sans y croire avancer pas à pas, se retourne face à qui la regarde et plante son regard dans celui de l'autre, qui est courageux et téméraire, et qui a peur ? Angoisse presque tactile, le chemin vers la Lumière est encore loin .

 

                  

 

par Liza communauté : plume d'oie
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Lundi 11 février 2008

 

            Blues

 

 

Plus rien ne vous ressemble …

Même les objets s’éloignent

Et vous abandonnent

Tout se tait …

Les portes se ferment, doucement

Mais pour toujours …

On ne reconnaît plus rien

Une vague d’inconnu a tout noyé

Et les flammes ont dévoré

Ce qui restait de la pauvre forêt de mots

Qui vivait encore .

 

 

Le vent de la souffrance

A étouffé les rêves

Et ils s’éteignent peu à peu

Alors on reste figé, sans attente

On ferme les yeux pour ne pas voir

Les lueurs de l’aube …

Plus rien ne naîtra …

Alors on fait courir de faibles notes

Pour que vibrent encore

Les cordes de la création .

 

 

Comment décrocher un morceau de mon soleil noir

Qui parfois étincelle …

Comment en arracher la moitié

Pour que d’autres en boivent la sève si vivante …

Comment tirer le rideau pour qu’enfin il s’élève … ?

Si mes yeux levés vers le ciel

Doivent verser des larmes de sang,

Il faut que cette prière confuse et claire

Déchire les nuages

Et que des larmes d’or en tombent,

Inondant les chemins les plus escarpés .

 

 

Les rêves s’étiolent, plus rien ne vient les raviver …

Les ruelles désertes se transforment en impasses …

Les souvenirs battent la chamade …

Dans les filets il n’y a plus rien

On ne ramasse plus que des algues brunes

Au charme inutile .

Même les mirages n’ont plus de reflet

A peine nés ils s’effacent

Et l’ombre brûlante des soleils sans fin

N’apaise plus personne .

par Liza communauté : L'écriture dans tous ses états
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Jeudi 14 février 2008

 

             Douleur

 

 

Le fragile barrage s’est rompu

Et des vagues noires déferlent

Emportant avec elles l’écume bleue

Des jours sans tempête

Et la vie s’en va …

Et les mots vides reviennent se briser comme du verre

Pour aller s’échouer au milieu des arbres

Venus mourir dans cet écueil .

Il ne reste plus que les dépouilles sans âme

De souvenirs inutiles et inaccessibles .

 

 

Un simple grondement a suffi

Puis un éclair a déchiré le voile

Et la fissure s’est changée en faille .

De ce trou béant s’écoulent sang et larmes …

Les lumières s’éteignent et tout devient étranger

La solitude se glisse dans le silence et dans la nuit

Et vous passe la corde au cou .

Alors seule plane encore l’ombre d’une menace

Aux ailes déployées .

 

 

Un candélabre évanoui

Une mélodie qui soupire

Et des masques figés au sourire lointain

Aux yeux trop transparents

Au regard trop vide pour être limpide

Et un murmure qui s’éteint

Assiégé et vaincu

Par les forces du silence

Et son cortège d’incommunications .

 

 

Du lointain de mon exil

Du fonds de mon abîme

Du haut de mes tours perdues en plein désert

Une voix me parvient encore

Que les vents n’ont pu taire

C’est l’appel d’un ailleurs

Qui n’a pas voulu mourir

Il vient dans la lumière

Mêlant feux et rayons

Redonner un peu de vie

A une âme meurtrie

 

 

 

 

par Liza communauté : L'écriture dans tous ses états
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Jeudi 14 février 2008

               Rêves

 

Les murs se sont épaissis

Le lourd rideau de velours s’est abattu

La froideur pénétrante a étouffé la lumière

Et les couleurs s’effacent jour après jour

Emportant avec elles des souvenirs fragiles

Qui subsistaient encore

Et qui se sont fanés comme des fleurs coupées .

 

 

La princesse s’endort doucement

Dans son palais d’ivoire aux portes trop lourdes

Aux fenêtres striées d’or …

Le silence s’est glissé sournoisement

Et il a tout envahi

Le brouillard a posé ses ailes sombres

La musique se meurt

Et la vie s’enfuit, de plus en plus loin .

 

 

Les fossés se creusent, de plus en plus profonds

Et des torrents d’amertume viennent y noyer

Mots et sentiments …

L’ombre de la solitude vient se glisser

Au milieu de tout ce qui était familier

Et l’on est immobilisé, comme ébloui

Par toutes les certitudes que l’on refusait .

 

 

Les vagues grises ont tout dévasté …

Les mots qui avaient à peine vu le jour

Se meurent déjà …

Les images qui naissaient ont été noyées

Les mirages se sont brisés comme des miroirs .

Le désert a repris ses droits

Et la conscience n’est plus .

Le silence dévorant a tout englouti

Et plus rien ne chante ni ne pleure

Dans les coquilles vides

Des espoirs désolés .

 

 

Le cadre s’est figé

Et vous vous éloignés

Comme des pantins sans âme .

Et je m’enfuis loin de vous

Emportée entre deux nuages

Traversant mon océan sans horizon

Vers ma caverne de désespoir

Où seule la musique peut me rejoindre .

Mais la mélodie désenchantée

Vient mourir comme une vague …

 

 

 

 

 

par Liza communauté : L'écriture dans tous ses états
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