La dérive a force de loi
Les mots s'interrogent et d'ombre se drapent
La fuite n'a pour seule gloire
Qu'un semblant de mystère
Mais les couleurs vacillent et l'on perd les contours
Nulle certitude n'en renaîtra .
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- Le silence est d’argent, parce que l’argent se ternit et noircit .
- De cendres et de sang … quand on n’a plus rien à dire .
- Une vie entière entre parenthèses, mais entre ces parenthèses-là, le pire … Mais le pire appartient à l’indicible . A l’indécent .
- Quand on n’a jamais cru en rien, jamais rien attendu, jamais espéré, sauf … On sait trop ce qu’il reste à faire …
- Fuir tout ce qui fait la vie avant que tout ne se sauve, ne s’échappe, pour ne pas en réchapper, ni être sauvé … Monde infernal .
- Tout ce qui brille n’est qu’artifice, lumière meurtrière sur des éclats de verre … Aveuglante, jusqu’à l’extrême .
- Tout est coupant , bien plus que blessant … destructeur, jusqu’à repousser les limites de l’impossible, de l’insoutenable .
-- Pas de passé, pas de présent, pas d’avenir – je me répète - … Rien à retenir, rien à regretter, sauf … D’avoir feint de survivre …
- Le fil d’acier va trancher dans le vif ( expression qui revient de manière obsessionnelle chez moi ), mais il n’y a plus de sang, il a déjà trop coulé … Pensée exsangues …
- Il n’y a pas de répit, pas de repos, pas une seconde, et le temps est compté … trop attendu … Tic-tac infernal qui résonne jusque dans la spirale … Goulot d’étranglement …
- Rien n’a de sens, il n’y a nulle part où aller, où se réfugier, il n’y a pas d’ « ailleurs » où il y ait des couleurs . Tout n’est que ténèbres …
- Il n’y a pas de vie sans vie, l’art de la feinte a ses limites .
- Comment peut-on dépasser les frontières de l’impossible ? Question sans réponse, car question sans question .
- Tout était terminé avant d’avoir commencé, car rien n’est réel, rien n’existe, jamais, et surtout pas les sentiments.
- Rien n’apporte aucun soulagement, quand le poids est plus lourd à porter que celui du monde entier … mais on reste dans l’indicible, et même l’innommable … On prend la fuite .
- Tout est faux, absurde, abject … Aucun mot n’est à dire, aucun geste n’est à faire, tout n’est qu’indécence .
- Ne rien connaître, jamais . Le vide, comme seul univers … Ou le manque et l’absence … mais tout finit par se rejoindre .
- On peut mourir de n’avoir jamais vécu … que le pire … Mais rien d’autre n’existe, tout est illusoire . Chemin à l’envers .
- Toute tentative de mouvement est vaine, il n’est qu’un geste à faire qui soit salvateur, car il arrête tout … Pour rien de meilleur, mais qu’importe … Voie sans issue .
- La ligne d’horizon n’est qu’une succession de fractures .
- On n’est jamais rien d’autre que des morceaux entassés, rapiécés, constructions bancales qui ne demandent qu’à s’écrouler .
- Et puis un jour tout casse, tout se fracasse … Sans un bruit . Car le silence est un devoir … un must … A cette loi nul ne peut déroger … C’est là qu’on met le mot fin .
Les sauveurs de vies sont des combattants hors pair
Rien ne fera jamais d'eux des hommes ordinaires
Ils ont le coeur vaillant pour affronter la mort
Et les plus grands en ont parfois des remords
Car les sauveurs de vies se donnent à coeur perdu
Jamais ils n'abandonnent et ne s'avouent jamais vaincus
Ces hommes sont en secret de l'étoffe des héros
A l'aurore ils se lèvent ils n'est jamais trop tôt
Et ils unissent leurs forces pour la plus belle des causes
La Vie est leur combat, pas le temps d'une pause
Nécessité fait loi, pour ceux dont c'est la voie
Et même s'ils se demandent le comment du pourquoi
Dans leurs plus profonds et douloureux questionnements
Toujours ils avancent, à l'écoute de chaque présent
Métaphysiciens, philosophiquement poètes
Ils ont les mots de ceux qui ont vécu mille vies
Chaque jour ils bâtissent, et puis ils reconstruisent
Pendant que d'autres, qu'on qualifient "d'humains", détruisent ...
Les sauveurs de vies transmetteurs de leur savoir
Sont infiniment plus grands qu'on pourrait le croire
Combien d'êtres leur doivent d'être encore dans cette vie ...
Au service de l'Humain ils donnent toute leur vie
Leur courage n'a d'égal que leur humilité
Ils nous montrent aussi le coeur de l'Humanité
De la Vie, les sauveurs de vies savent bien le prix
Au coeur de la souffrance ils se battent comme on prie
Non, les sauveurs de vies ne sont pas ordinaires
Aussi humbles soient-ils, à nous de ne rien taire
De ne pas oublier qu'ils sont les Grands sur Terre
Ce que dans leur mission jamais ils n'oublieront
Dans l'écoute et l'entraide, soutien, lutte et combat
Ils avancent, continuent, chaque jour, pas à pas
Alors, n'oublions jamais ce que nous devons
A ces hommes sauveurs de vies, bâtisseurs de ponts .
La Vie est un cadeau, je n'oublierai jamais ...
J'ai appris maintenant, même à terre je saurai
Les sauveurs de vies sont grands, ne l'oublions pas
Le sens de l'Essentiel est là, juste à deux pas ...
Je dédie ce poème à Paul Obraska
Liza