Le sable doré des jours heureux coule infiniment
Et les dunes brûlantes des rêves en cascades
Mènent aux confins des horizons cristallins
Où les zéphyrs se bercent de mélodies immobiles
Fragiles orchidées de temps à la dérive
Où les vagues d’argent se recueillent tendrement .
Rêves sans suite
Fuites absolues
Désillusions en chaîne
Episodes feuilletés nonchalamment
Désirs à ricochets, d’un nuage à l’autre
Pont jeté entre deux souvenirs
Symphonie esquissée entre deux arabesques
Horizon redéployé au jour naissant .
Turquoise immense sertie d’or
fluide
Ourlée de rives de nacre
Dont les plis ondulent sous des vents vanillés
Qui jouent dans des chevelures émeraude
Parfums et couleurs s’épousent et dansent encore
Dans ce rêve éperdu où la lumière s’est posée .
Univers nacrés auréolés de dentelle
Paix cristallisée où l’azur se reflète
Soleils dissipés qui jouent avec le temps
Nuages océaniques d’où rien ne s’échappe
Planes étendues où rien ne fait obstacle
Silence indifférent d’une indicible transparente .
Par delà les murailles des rêves étroits
On glisse à l’infini sur des miroirs d’argent
Et les mirages perdent tout pouvoir
Et le flou désenchanté disparaît
L’authentique lumière s’est levée
Et l’on aborde des rivages de clarté
Etoiles allumées
Velours fleuri d’argent
Tiédeur candide
Douceur signifiée
Espoirs nonchalants
Nuits apprivoisées
Parfums voyageurs
Message d’Orient
Harmonie de rêve .
Halo imperceptible, nuage insaisissable,
Rythmes improvisés d’un instant rebelle,
Le fleuve magicien coule des jours tranquilles
Le réel se teinte de nuances nouvelles
Les cascades turquoises roulent jusqu’à la mer
Et des printemps se lèvent à l’aube des bonheurs,
Instants miraculés à l’abri des tourmentes
Solitude enchantée qui ne vit qu’une fois .
Les saisons s’enchaînent, l’éphémère se fane
Et les rêves se renouvellent
Mais les sentiments vivent un printemps perpétuel
Baignés de lumière et bercés de fidélité
Traversant vents et brumes
Sans atteinte ni flétrissure
Vainqueurs du temps et des marées
Plus flamboyants que les images les plus enchanteresses
Ne sauraient les peindre
Plus vivaces que les mots les plus éblouissants
Ne sauraient les chanter
Nul automne ne fane les profonds sentiments .
Les couleurs dansent
Et la lumière vibre
Magie des sensations fragiles
Où rien ne se cristallise
La Vérité se dévoile
Et le rêve se fait jour
Le temps a lâché prise
Pour s’incliner devant la création .
Rythmes d’appel au voyage
Soleils magiques qui s’élèvent sur un signe
Ouvrant les horizons d’un ailleurs flamboyant
Invincibles, intemporels,
Impromptus, inespérés
Les rayures d’un ciel meurtri s’effacent
Les nuages se déchirent,
Brouillons inutiles des jours faussés
Et les sens enchantés lèvent des armées d’espoirs
Prônant la fuite comme seule latitude
Voie royale ouverte sur une liberté détournée .
Le soleil chante dans les mots et l’on voyage
La terre s’offre aux yeux de celui qui les écoute .
Dans ces trésors cachés on peut puiser sans fin
Et les cavernes qui s’ouvrent sont des horizons .
Et dans les sons qui chantent on a sa part de rêve .
Des secrets dévoilés filtrés au fil des jours
Et les phrases enchantées peignent des paysages .
Emeraudes scintillantes
Nichées au creux d’un océan d’azur
Impressions éphémères de rêves étoilés
Bonheurs aventurés sous d’autres latitudes .
Des jours en fuite
Et des heures qui s’effeuillent
Frêles parenthèses,
Portes entrebaîllées sur la vérité .
Plénitude fugitive,
Instantané fragile
Métamorphose nécessaire
D’un présent sans soleil .
Saisir la lumière, apprivoiser la couleur
Capturer les mots, les posséder un instant
Redessiner l’espace, agrandir le cadre
Et dans un élan furtif, danser avec les nuages,
Et diriger les vents en un chorus mélodieux
Caresser du regard les frêles étoiles
Aux confins d’un rêve fasciné
Pour mieux les recréer les jours déracinés .
Dans la douceur capiteuse d’un rêve voyageurs
Où le vent menaçant se fait souffle caressant
On puise un peu d’eau vive à la source des jours
Et la chaleur éteinte des soleils déçus
Retrouve peu à peu la voie de ses passions
Et l’automne noyée de brume se couronne de lumière
Et les routes désertées se pavent de diamants
Et le fil enchanté des songes dorés
Déroule à l’infini la soie de ses espoirs .
L’orage a fait volte-face
Et la lumière monte en zigzag
Vers un zénith inégalé .
Un zeste de rêve palpitant
Et un zéphyr soprano se lève
Offrant une variante inespérée
Sur un air de nostalgie .
Passions languissantes, espoirs effarouchés
Couleurs perdues, sons évanouis
Les points de repère fuient dans le lointain
Vers des déserts plus dorés
Vers des océans moins flous
Vers des univers sans brume
Et le ciel s’entrouvre quand les notes s’envolent
Dévoilant l’horizon véritable
Où les joyaux n’ont pas d’écrin
Et flottent en pleine lumière
Et où les rêves de cristal jamais ne se brisent .
On glisse passionnément
Dans les transparence nacrées
D’une aurore symphonique
Et dans la langueur exaltée d’une paix océane
On brunit sous le soleil du rêve
Et l’azur saupoudré d’or
S’infiltre dans les moindres détails
D’un bonheur tamisé
Où les ombres chavirent .
Rêve à contre-jour auréolé de mystère
La lumière platinée glisse et danse à travers ciel
Un voile se pose et le réel se dérobe
Un autre horizon se dévoile un instant,
Bercé de silence et de félicité
Instant fascinant où le jour est si clair
Que dans les miroirs l’harmonie se dessine,
Magie offerte dans une étincelle de vérité,
Secret translucide révélé à chaque aurore .
Les étangs des mornes jours ondulent
Sous un vent frémissant
L’harmonique décoche ses flèches invincibles
Entrouvrant dans son sillage les horizons les plus dorés
Esquissant des vagues opalines où les espoirs s’égarent
Instants émerveillés où l’on dérive à travers rêve
Où l’on danse sans trêve au rythme des passions
Où l’on pose des soleils incandescents
Sur les images à suivre .
Voguer au gré des musiques et rêver de création
A travers mots et sans retrouver des racines
Et y mêler son âme à coups de passions vives,
Et repeindre avec les yeux de la mémoire
Les images fabuleuses des pays méconnus
Redessiner les gestes qu’on n’a jamais appris
Et danser sur des fleuves de rythmes
Et glisser jusqu’à l’aube pénétrée de lumière .