Jeudi 31 janvier 2008

                            Ce qui reste …

 

 

Souvenirs de clairs-obscurs, étranges lueurs

On rêvait d’un ailleurs qu’on avait dans le cœur

Esquisses d’espoirs cassés, de couleurs fanées

De jours, d’instants juste un peu moins lourds à porter

Mais l’horizon se dessinait en pointillés

On avait bien appris à ne jamais pleurer

On n’a pas jeté l’ancre mais on est désamarré

C’est comme ça qu’on se retrouve seul, désarmé

 

                On se retrouve un jour le souffle coupé

                Parce que sans les mots on est désemparé

 

Le temps a passé, ses sillons plus profonds

On s’est dit qu’on avait déjà touché le fond

Parce que l’amour qu’on donne on n’en a pas l’écho

Alors tout est faux, il n’y a jamais rien eu de beau

Ca fait toujours mal et toujours au même endroit

Les tuiles, il en restera toujours sur les toits

Pour vous tomber dessus et ne pas vous rater

Ni ami, ni refuge, pas la peine de chercher

 

Pourquoi toujours le mot fin brisant chaque instant

Est-ce que l’amour se meurt à chaque soleil levant

Puisque le bonheur fait peur, il vaut mieux se dire

Qu’il n’existe pas et qu’il vaut bien mieux partir

On reste bien en retrait, entre ces parenthèses-là

 

Qui brisent tous les ponts entre les rives

Larguer les amarres ou partir à la dérive

Parce que les ponts s’écroulent entre les rives .

 

par Lina communauté : plume d'oie
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Jeudi 31 janvier 2008

Certes, vous m’avez tuée

Vous m’avez même transpercée

Vous m’avez achevée, enfin

Mais je devance la sentence

Soyez contents de ce triomphe

Puisqu’on doit porter un gilet pare-balles

Je me livre à vous sans défense

Mes combats sont ailleurs

Et si je meurs

Vous ne saurez rien de mes regrets

De ces combats qui n’étaient pas pour moi

Croyez encore à vos chimères

Vous êtes juges, ça va de soi

Coupe-vent, coup de sang

Je ne m’enfuirai pas

Ne vous en déplaise

Ne cherchez pas le décalage

Je ne vous laisse aucun message .

 

Jamais de repère

Ma boussole a perdu le nord

Je serai l’éternelle absente

Autrefois il y avait l’infante, la promise,

J’étais Cendrillon après le coup de minuit

Dans ce monde trop grand interdit aux faux enfants

Cette tempête  qui fait rage

Est dans vos têtes si bien faites

Où tout est si bien rangé

Fermez bien vos cœurs à clé

Vous vous sentirez moins menacés

Comment fait-on pour n’éprouver aucun remords ?

 

Port d’arme, face à la voix de l’âme

Désarme … pas de larmes

Les voiles dévoilent

Crépuscules indigo,

Je n’entends plus rien,

Que cet écho douloureux

Des cris de détresse du monde

Que vous rejetez

Tous aux abris

Pas vu, pas pris .

 

 

Effacez mon nom de vos mémoires

Puisque pour vous je n’ai jamais existé

Vous m’avez tout pris, vous avez gagné

Tournez la page comme toujours

C’est plus facile à faire qu’à dire

Affaire classée …

Dans une autre vie, vous m’avez brûlée . 
                             

 

              

                           Rébellion écrasée
                                                            

L'image de la souillure indélébile et de la pire des humiliations, enchaînée de la pire façon, prisonnière, esclave de son vécu de victime pourtant rebelle, son passé tatoué sur son corps et dans son coeur en profondeur, elle tente de dissimuler ce corps plus meurtri qu'aucun mot ne saurait le dire, massacré, à ses yeux objet d'abjection, et c'est ainsi qu'elle le détruira pour que plus jamais elle ne soit un objet transpercé par la perversité des prédateurs, coupable elle l'est encore, c'est ainsi qu'elle se dénie, image d'horreur ancrée au plus profond de son être, mais elle commence à comprendre qu'elle n'a été toute sa vie que victime . Pour ne pas céder à la tentation mortelle elle a déjà commencé à faire fondre ce corps qui lui est désormais étranger, ce corps déjà amaigri, souillé à tout jamais, et de son coeur à ses yeux baissés coulent des larmes de sang .

par Lina communauté : Les fous du désarroi
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Jeudi 31 janvier 2008

 

Within Temptation - Frozen



Dans la fêlure de mon regard

Je ne sais ce qui transparaît

Ce qui plane c’est toujours ce doute

Car même si coûte que coûte

Je parviens à rester debout

Ce qui me ronge, et tous ces coups

Assénés plus fort jusqu’au bout

Mon ciel c’est juste une parcelle

De ce vide que mon être recèle

Et même si c’est faux, si je mens

Si pour les larmes à tous vents

Je ne cède pas pour autant

En profondeur, toujours intérieures

Elles me font mal au fond du cœur

                              Toutes les flèches que l’on décoche

            Sont là pour que l’on s’y raccroche

            Les tempêtes ne rident pas l’eau

            Des étangs, c’est toujours trop

 

                  Il n’y a plus rien ni plus personne

Et ce glas c’est pour moi qu’il sonne

Ce monde si lourd est vraiment sourd

On se perd encore et toujours

A vouloir voir, à vouloir croire

Il n’y a plus rien à recevoir

Mais les blessures toujours mortelles

Font que chaque jour on chancèle

Où sont les gestes, où sont les mots

Je n’en reçois aucun, c’est faux

Tous ces échos si lancinants

Et tous ces manques, il en est tant

Je ne peux vraiment rien en dire

Ce qui m’attend, toujours le pire.

 

Je ne voulais que l’amnésie

Ca n’était pas la poésie

Je n’avais soif de rien

J’étais déjà allée trop loin

De ces déserts secrets on crève

Et ça n’est pas une fin brève

C’est la plus lente des agonies

De celles qui durent toute une vie

Un mot, à mon vocabulaire

Me manque comme point de repère

L’indifférence, la transparence

Sont du côté de la violence

C’est la secrète déchirure

Et ce sera la pire des tortures .

 

                  Tous les regrets et les remords

Reviennent planter dans le décor

La lame scintillante d’un couteau

On sait, c’est fatal, que bientôt

On reprendra tout en plein cœur

Sont des images toujours en flash

Qu’on sait trop vraies pour qu’on les cache

 

             L’enfer, c’est seulement la vie

             Si tu le peux, songes-y

             Tu crois pouvoir t’échapper

             Mais tu finiras cloué

 

Le réel est vraiment mortel

Et dans l’ombre il n’y a rien de tel

Pour regarder dans les miroirs

Et finalement toujours y voir

Les mêmes ruelles et les impasses

C’est bien là que toujours ça casse

Et même si certains se leurrent

Et comptent chaque jour leurs lueurs

Quand il fait sombre tout s’éteint

Alors pourquoi croire à demain ?

 

Il n’y a pas de temps pour le rêve

Car il n’y a jamais de trêve

On est tous seulement en sursis

Pas de quoi trouver de répit

Si renoncer à espérer

C’est voir la seule réalité

On n’a jamais d’autre chemin

Car c’est au même que tout revient

Je n’ai jamais eu de désir

Comme je n’ai jamais pu m’enfuir .

 

 

On dira ce que l’on voudra

Je sais que rien ne changera

C’est toujours du pareil au même

Quoi que l’on fasse, quoi que l’on sème

Il est un mot que plus jamais

Même en murmure je ne dirai

Je ne veux pas des passe-partout

La clé d’un cœur à l’autre bout

De cet îlot, là-bas, si loin

Quand on croit l’avoir rejoint

Il s’efface comme tous ces mirages

Qu’on entrevoit comme des nuages

 

               

                Ne plus rien voir

                Et ne plus croire

                Seule barrière à cet enfer.

 

Passé-présent décomposés

Ce sont des temps morts fracassés

Qu’y a-t-il d’autre que des ravages

Rien à voir avec des rivages

On ne peut pas se raccrocher

Rien à voir avec le Mystère

C’est seulement parce qu’on doit se taire

Faute de pouvoir se faire entendre

Aucun instant de vie à prendre

Tout est voué à se dénouer,

Alors autant se délier

Et à la Vie ne rien dédier .

 

On n’échappe pas à la souffrance

Dans le même sens penche la balance

Tout est toujours voué à l’échec

Echec et mat et claquement sec

Vient le moment où tout s’éteint

Même le regard, car tout est vain

Autant savoir à quoi s’attendre

Et ne jamais se laisser prendre

A aucun jeu trop dangereux

Et ne jamais faire aucun vœu .

 

 

 

C’est toujours la mort qui veille

Elle non plus ne dort jamais

Si tant est qu’on la surveille

Elle est là et l’on se tait

A quoi servent les miradors

Si on met tout en veilleuse

C’est son triomphe, tel est le sort

Elle est toujours victorieuse

 

              Tout ne sera que poussière

              Même les drôles de météores

              Elle est toujours si familière

              Le silence n’est jamais d’or .

 

C’est la Vie qui toujours fuit

Rien ne sert jamais à rien

Les bruits toujours assourdis

Le néant comme unique Lien

Comme unité on fait mieux

Les morceaux éparpillés

N’importe où dans tous les lieux

Tout a bien été pillé .

 

La violence n’est jamais douce

Elle fait saigner, elle déchire

Pas le temps que ça repousse

L’errance n’est pas un délire

Et s’il y a la dérive

C’est parce que l’on meurt de se taire

Faute d’atteindre l’autre rive

On s’enlise dans cette terre .

 

 

C’est absurde, mais c’est pour le nombre

Que juste avant que je ne sombre

Avant que l’ombre ne me rattrape

Et que je tombe dans cette trappe

Que je glisse sans artifice

Dans cette chute, rien de factice

C’est cette vie qui me poursuit

Sans me laisser aucun répit

 

C’est aussi banal que bancal

C’est ici que le moteur cale

Réception de l’image brouillée

C’est la fin du communiqué

Je suis aux abonnés absents

J’ai toujours manqué le présent

J’ai perdu toutes les couleurs

Pas d’arc-en-ciel dans la pâleur

 

J’ai perdu la petite musique

C’était la toute dernière crique

L’air de rien, elle me donnait tout

Et je suis allée jusqu’au bout

Vraiment si loin, si loin de tout,

Là où on ne trouve rien du tout .

Mémoire en sang, lambeaux de chair

Cette vie je l’ai payée trop cher

 

                Ce qui m’a manqué,

                Ce qui m’a tuée

                 C’était … presque rien

                Alors tout est bien .

 



 
              A peine sortie de l'enfance ... broyée


Les images les plus floues la torturent tout autant que celles dont elle se souvient avec une précision incisive, acérée comme la lame qui a entaillé sa chair, son coeur et son âme, au plus profond de son être, déchirée, déchiquetée, perforée, transpercée dans son corps si violemment meurtri, c'est éperdûment qu'elle tente de remonter le fil du temps, pour tenter d'effacer l'horreur de l'acte infâme, recroquevillée encore et encore, serrant sa vieille poupée en lambeaux et en loques, tout autant qu'elle, et son regard perdu, égaré, sera fêlé à tout jamais, car la tache-souillure est indélébile, en elle tout est maculé de son sang et le restera toujours . La blessure est béance . 
             

par Lina
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Jeudi 31 janvier 2008

                  De cœur à cœur

 

 

C’est un triste et beau parallèle

Un cœur à cœur en aquarelle

C’est aussi l’écho d’une souffrance

Alors tout entre en résonance

On la connaît trop, cette douleur

Elle a aussi la même couleur

Près de la vie trop de néant

Alors encore … fuite en avant

 

             Cri murmuré de cœur à cœur

             Même sans les mots, une âme-sœur

 

De temps en temps on tombe, on meurt

On vit encore mais sans douceur

Le noir et blanc ça fait si mal

Sans bras tenu tout est glacial

Sans main tendue regard fêlé

Douleur bonheurs entrelacés

Mais il fait bien trop sombre ici

Etrange abri pour une telle vie

 

               Aimer quelqu’un toujours quand même

               Surtout quand la lumière est blême

 

L’horizon est toujours cassé

Comme l’arc-en-ciel est abîmé

Refuges-artifices, il le faut

Pour que le monde soit assez beau

Plus de boussole plus de repères

Larguées les amarres, on se perd

Mais on n’entend pas la détresse

On se noie seule dans sa tristesse

       

               Plus loin encore et jusqu’au bout

               Si au moins ça valait le coup

 

Forte et fragile c’est toujours ça

Mais ce qui cède on ne sait pas

On s’est brisées un jour de trop

Et tout a coulé même l’eau

Larmes ou pas on est désarmées

C’est au quotidien la dérive

Et c’est toujours entre deux rives

      

              Plus jamais seule je serai là

              Si tu le veux, ne me lâche pas

par Lina communauté : Poésie 21
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Jeudi 31 janvier 2008

                                                    HUMANI 

 

 

 

N’avoir qu’une seule langue, celle qui vient du cœur, et d’encore plus en profondeur, de nos âmes toutes unies par une même lumière, et qui se reflètent dans les miroirs que sont nos regards, et voir partout des arcs-en-ciel abolissant les frontières, redessinant d’autres contours, ceux de nos terres qui toutes sont des rives d’un même monde qui n’a qu’une seule image, celle de la planète bleue qui nous abrite et qui nous a enfantés, voir partout bien plus qu’un symbole dans tout ce qui unit, relie, renoue, recoud, répare, pardonne … et surtout donne sans jamais rien attendre en retour, se montrer humains, humains seulement, se tendre la main au quotidien, que plus personne, jamais ne tombe, que tous les mondes se rejoignent dans un généreux partage, grandir en apprenant … qu’on a tout à apprendre de l’autre, que les mots ne sont que des réalités à partager, vouloir tout comprendre de chacun, car chaque être est unique, et ce la beauté réside dans toutes nos différences, nos identités, car ce sont elles qui nous rassemblent, les couleurs qui se mêlent sont les plus belles, ayons tous le cœur métisse, et que plus jamais le sang ne coule, que nous soyons désarmés, le cœur offert à l’autre, et que plus jamais un être ne soit transparent, tracer ces ponts entre toutes les rives un peu partout, des ponts fragile qui seront solides un jour, aimer les océans, et les traverser pour nous rejoindre, mêler nos voix, nos chants, nos musiques, tout en restant fidèle à nos terres natales, mais accueillir tous ceux qui le veulent, bannir l’exclusion et toutes les formes d’intolérance, ne plus accepter la moindre compromission, parler vrai, être vrai, sans fard, sans masque, ne pas écrire pour la rime, pour une fois, au moins, enfreindre toutes les règles pour combler tous les vides des pointillés qui sont les déserts de la solitudes, réchauffer de musiques tous les lieux de ce monde pour que plus jamais ne se livre aucun combat, pour que la souffrance n’existe plus, pour cesser de dire que l’Histoire se répète, casser les vieux schémas pour qu’ils n’aient plus de sens, et n’avoir comme règle de vie que l’espoir de voir un jour les rêves ne plus être des mirages, reconstruire les horizons brisés, mettre des traits d’union entre nous tous, humains de cette terre, protéger tous ceux que l’on rencontre sur son chemin, que les tours d’ivoire n’existent plus que pour s’édifier en abris pour le bonheur des plus pauvres, leur offrir ce qu’on a de plus beau et surtout les écouter de tous nos cœurs unis, nous avons tant de frères à connaître qu’il faut se mettre en route et au gré des vents et des marées de toute la terre voguer et traverser toutes les mers, et puis marcher pour enfin rencontrer nos frères, nous avons tous les même sang, et si nous sommes de toutes les couleurs, c’est bien ce que le monde a de plus beau, à l’image de ce ciel azuré qui change d’habit de lumière, et partout sur la terre quand la nuit vient, on peut voir les étoiles scintiller autrement, encore plus belles qu’avant, de l’autre côté du monde, là où sont aussi nos frères, proches ou lointains par la distances, tous unis, tous ensemble, tous humains … l’Amour est de toutes les terres, de toutes les couleurs, il se conjugue à tous les temps et se démultiplie en s’additionnant … On n’en a jamais finit de tendre la main aux autres, il ne faut pas perdre de temps, et plus jamais s’enliser dans nos doutes ou nos fausses certitudes, nous aimer … est la plus belle des façon de bâtir de nos mains nues, à cœur ouvert, de toutes les harmoniques doivent naître la Paix et l’Harmonie … jusqu’à la fin des Temps qui n’auront pas de fin, car nos enfants seront enfin de tous les pays, ou d’un seul, et de toutes les couleurs, tous frères … Humani … Unis .



            L'Ange de la Paix


L'Ange de la Paix veille, avec ses douces colombes transcendées de Lumière . La transparence de cristal revient ... et que s'envolent au plus loin des possibles toutes les formes de souffrance perçues si fort dans le Royaume de l'Amour cosmique universel, l'heure est à la sérénité, fantasy and reality ... un instant de Paix de l'âme, instant sublimé de l'Essentiel à préserver ... tel est le message .

par Lina communauté : Poé-vie
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Jeudi 31 janvier 2008

                            Il est toujours trop tard

 

 

Tout est resté si sombre pendant tout ce temps

Difficile de se dire que l’on est vivant

Il aurait juste fallu apprendre le rêve

Mais la vie accorde si peu de trêves

Qu’on se voile les yeux pour ne plus voir la nuit

Les étoiles qui s’éteignent quand plus rien ne luit

Tous les jours se ressemblent, tout se désassemble

On ne pourra jamais dire qu’on est ensemble

 

                Solitude-habitude-désertitude

                Il n’y a plus aucune autre certitude .

 

La vie ça use, à force de marcher en vain

Le pire c’est quand rien ne sert jamais à rien .

Même les couleurs inaccessibles sont ailleurs

Qu’est-ce que rester debout quand on est dans l’oubli

Qu’il peut naître quelque chose, même dans tout ce gris

Alors on abandonne, et jusqu’au bout on donne .

Et sans raison, à en mourir, on pardonne .

 

Dans le cœur sont bien enfouies toutes les blessures

Parce qu’on ne doit pas montrer ses meurtrissures

On se doit d’être fort, de rester debout

Même si rien n’a de sens il faut être partout

Pour les autres qui n’ont même pas besoin de vous

Mais il le faut bien, et tant pis pour les coups

On n’empêche pas les remords, toujours, encore

Mais pour les regrets, ça fait partie du décor .

 

 

 

par Lina communauté : Les portes du merveilleux.
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Jeudi 31 janvier 2008

 

Quelque chose noir - Marc Seberg

Je n’ai pas eu d’enfance
Je n'ai pas eu de jeunesse
J’étais
cassée, déjà,

Mais personne n’a su voir

La fêlure dans mon regard

Je n’ai pas vécu

On m’a tuée plusieurs fois

Seule mon ombre est restée

Trop visible pour n’être pas visée

C’est si facile de frapper les plus fragiles

Si tentant de s’attaquer au mystère

En le détruisant, pour éviter tout questionnement

On vole, on viole, on tue

Ni vu ni connu

Les innocents pourtant ne sont pas ceux que l’on croit

Mais ceux qui meurent dans le silence

Jamais ne pourront se défendre

Ils n’ont qu’à disparaître comme des objets inanimés

Des corps sans âme, le cœur et le corps fracassés

La vérité n’éclate jamais au grand jour

 

 

 

 

La nuit n’a jamais été plus profonde

Les ténèbres m’engloutissent pour la dernière fois

Mon cœur meurtri, déchiqueté va lâcher

Mon corps usé, détruit, déjà mort

La souillure déniée, oubliée

Et toutes les blessures, les meurtrissures ignorées

Pourtant ce n’étaient que des cicatrices

Les signes de souffrance étaient repérables

Mais comme personne n’a voulu voir

Je pars seule dans le noir, le froid et la pluie

Je pars pour une errance qui n’aura pas de fin .

Je pars aussi loin qu’il est possible d’aller

Mais je n’ai jamais appris à rêver

Je n’ai pas pu dire la vérité,

Celle de l’innommable, de ce qui m’a tuée .

par Lina communauté : trop dure la vie....
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Jeudi 31 janvier 2008

Je ne sais pas ce que c’est qu’être à deux

Je regarde les gens qui ont l’air heureux

Et même si je ne comprends pas très bien

Parce que je n’ai pas connu de Lien

Jamais on ne m’a dit que j’étais … belle

J’étais trop sombre, j’étais trop frêle

J’avais l’air d’un oiseau mazouté

Qui enlisé ne pouvait pas voler

 

Alors j’ai essayé les mots

Les miens je ne les ai pas trouvés beaux

Parce qu’il y avait l’effet-miroir

Et que je n’aimais vraiment pas me voir

Ma vie n’était pas une histoire

C’étaient des jours, des nuits dans le noir

J’ai eu recours aux artifices

Sans paradis, que du factice

 

Je n’ai pas su vivre, je n’ai rien compris

J’étais coupable et en sursis

Je ne pouvais pas suivre une telle cadence

Puisqu’on ne me donnait même pas ma chance

Je n’ai pas de haine, je n’ai pas de rancœur

Même si je saigne de l’intérieur

J’aurais voulu au moins donner

Tout ce que j’avais à partager

 

        Même si personne ne m’a aimée

        Moi j’ai aimé … multiplié …

 

par Lina communauté : De rêves en passions
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Vendredi 1 février 2008

Je sais aujourd’hui plus qu’hier que la Vie est un pur diamant

De mon père qui est parti, s’est envolé vers cet océan

Je sais que la Vie est à protéger, à défendre, et  à aimer éperdument

Elle est à porter au plus haut, et à vivre surtout à plein temps

Au-delà de tout et rien, si lointain, l’inaccessible si proche

Je me suis tellement écorché pour atteindre au moins cette roche

A portée de cœur, les mots les idées les notes à l’intérieur

Ce qui pulse et qui vit, ce qu’on porte à coeur

La Vie nous rend infiniment fragiles, mais aussi bien plus forts

Elle est assez forte pour qu’on la love, qu’on la porte comme un trésor

Elle est claire elle est Lumière, elle est tellement plus qu’une rivière d’or

Elle est constance elle est mouvance, perpétuelle éternelle encore …

Les jours heureux, moins heureux sont musique, osmose, et toutes ces pauses

Nous disent d’aller plus loin, que rien n’est vain, et que si l’on se pose

Le Bonheur est un mot qu’on tait, parce qu’on craint de n’en savoir rien

Parce qu’on peut voir quand il se sauve, quand il part et qu’on n’y peut rien

Mais si on passe sa vie à se défiler sans rien affronter

Alors ce n’est qu’à soi en miroir qu’un jour on est confronté

La Vie c’est ce combat au quotidien, contre les ombres et les zones sombres,

Les vieux démons d’angoisse, tout ce qui encombre

Blues au crépuscule mélancolie à l’aube

Au soleil levant rien d’impossible, surtout pas avant cet ode

Je n’oublie rien, sans cesse tout me revient, la nostalgie perlée

Ce chemin à choisir, tu nous en a laissé la clé bleutée

A nous de poursuivre, de te faire vivre ici et Là-Haut car tu es si près de nous

On s’est dit Daddy qu’on se quitterait jamais, on s’est dit nous

On s’est dit tout sauf adieu, et même si les saisons changent trop vite

Il n’est rien d’aussi fort que le Temps qui passe et enlise n’effrite

Sans toi et avec toi, toi qui vis en moi, en nous, toi notre Père

On poursuivra, on défendra nos causes, tu nous a tout offert

Tes mots pour toujours, à tout jamais comme autant de prières

Les nôtres fidèles aux tiens, rebelles justes et fiers

J’ai dit why Daddy, pourquoi l’Ange pourquoi le plus pur cristal

Et puis j’ai adouci ma révolte contre le Temps, en plus pâle

A genoux j’me suis incliné, pour le Bien

Le Destin tu le connais sans doute trop bien

Je n’aurais jamais jamais compris toutes ces questions aujourd’hui

Alors si un peu plus vite, j’ai grandi, soudain vieilli 

C’est pour être un homme debout, pour retrouver les mots à offrir

Comme autant de messages, car Daddy mon père tu étais un sage,

Du début de nos vies, jusqu’à ton Passage

Il y avait père marqué sur ton visage d’ange

On savait en chœurs, il n’y avait rien d’étrange

Et si je n’ai pas encore compris pourquoi,

Je sais qu’j’apprendrai, je le saurai par toi

Ailleurs comme ici, d’un continent à l’autre,

Ce ne sera jamais, jamais, l’un sans l’Autre

D’un bleu azur à l’autre, il suffit de tracer un pont, un lien

Tout univers parallèle à un autre, entre nous presque rien .

 

 

par Lina communauté : De rêves en passions
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Vendredi 1 février 2008

Je sais trop bien

Que je ne comprends rien

A l’indolence et à la nonchalance

Et je sais que ce monde n’est pas le mien

Même si j’ai été réduite au silence

Pouvoir fermer les yeux sur la souffrance

Ne vivre que pour soi au jour le jour

Fait que je dois toujours me faire violence

Pour me taire et comme eux tout laisser faire

 

           Je n’existe pas

           Je ne parle pas

           Ce sont tous vos mots

           Couteaux dans le dos

           Pieds et poings liés

 

Dormez tranquilles, puisqu’on veille sur vous

Je suis seule mais je ne pleure pas sur moi

Je ne vous juge pas, même si c’est vous

Qui ne m’avez jamais donné le droit

A la différence qui fait sonner faux

Vos mots vides, vos quotidiens insouciants

Je n’y peux rien si tout ça fait écho

Ce qui fait tache

Est toujours dérangeant

La lueur s’est éteinte il y a longtemps

Le sursis ne peut pas être la vie

Ce temps perdu emporté par le vent

Je ne l’ai pas vécu, on me l’a pris

Pouvoir au moins m’arrêter maintenant

Serait-ce un luxe auquel je n’ai pas droit

Je sais bien que tout est fini pourtant

J’abandonne, on n’a jamais aucun choix

par Lina communauté : Gros plan sur la poésie
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